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Une alternative à l’exode rural des jeunes africains

Une alternative à l’exode rural des jeunes africains - Burkina Faso

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DES JEUNES POUR LA TERRE

L’association Des Jeunes pour la Terre a été créée en 2006 par Gilles et Catherine Courau après avoir travaillé une trentaine d'années en Afrique. Ils ont réuni autour d’eux une centaine de personnes motivées par l’aide au développement.

L’association a pour objet de favoriser, développer et promouvoir des actions de professionnalisation en faveur de jeunes agriculteurs (et de femmes) burkinabés, dans un champ d’intervention technique, éducatif et social. Elle propose ainsi des formations offrant aux jeunes une participation responsable et totale à la pratique agricole, et qui leur permettra une insertion sociale et professionnelle. L’association conduit une action de promotion des communautés par un développement responsable et durable, en évitant le recours à l’assistanat.

LE PROJET

Dans les régions sahéliennes, la saison de culture est courte. Le reste de l'année, pendant la saison sèche (ou contre-saison), il n'y a pas d'activité au village et les jeunes ruraux ont l'habitude de partir en exode dans les pays côtiers pour y trouver des emplois agricoles non qualifiés dans les cultures d'exportation comme le café ou le cacao. Or, aujourd'hui, pour des raisons économiques ou politique, cette opportunité a disparu et les possibilités d'emploi en ville demeurent très limitées.

C'est pourquoi l'association Des Jeunes pour la Terre s'est donnée pour objectif de créer des activités en faveur de jeunes ruraux, et en particulier en saison sèche depuis 2006.

L'association a pu déjà installer 6 groupements de jeunes paysans hommes et femmes et ceux-ci sont formés aux techniques agroécologiques et en agroforesterie. Le projet soutenu ici concerne le village de Dona, et particulièrement la restauration des terres dégradées et la mise en place de petits aménagements hydrauliques pour conserver l'eau au village.

Galerie Photo

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Localisation

La Boucle du Mouhoun, dont le chef lieu est Dédougou (pays bwaba), est une région d’accueil disposant d’un bon potentiel agricole. En outre, la zone se trouve depuis peu désenclavée grâce à un axe bitumé jusqu’à Bobo Dioulasso.

Le projet se déroule dans le village de Dona, à environ 30 km à l’est de Dédougou.

Contexte

Dans les régions sahéliennes, la saison de culture, appelée hivernage, est courte (4 à 6 mois). Traditionnellement, les jeunes ruraux burkinabés mettaient à profit la saison sèche (novembre à mai) pour partir en exode dans les pays côtiers, demandeurs de main d’œuvre temporaire peu qualifiée. Aujourd’hui, pour des raisons économiques et politiques, cette opportunité a disparu et les possibilités d’emploi en ville demeurent très limitées. La diversification des productions et l’agriculture de contre saison pendant la saison sèche apparaissent comme autant de réponses pertinentes. Partant de ce constat, l’association « Des jeunes pour la terre », s’est donnée pour objectif de créer des activités en faveur de jeunes ruraux, et en particulier en saison sèche.

Des initiatives de développement et des associations existent dans la région mais peu concernent les aides à l’installation d’agriculteurs et de jeunes en particuliers. 

Objectifs du projet

L’objectif général du projet est de créer des activités génératrices de revenus en contre-saison par une gestion intégrée des ressources naturelles et l’introduction de l’agroforesterie.

Le projet concerne à la fois la restauration des sols dégradés et des aménagements hydrauliques induisant des activités de saison pour les jeunes. En parallèle, le projet travaillera sur l’augmentation du revenu des femmes par la valorisation des ressources locales.

Une étude sera menée par des sociologues début 2011 pour l’identification précise des besoins du village. Toutefois les activités envisagées sont :

  • la restauration d’une zone de sols dégradés par la surexploitation agricole (une vingtaine d’hectares), impliquant des actions de revégétalisation,
  • la création de petits ouvrages dans le lit du marigot (sec de décembre à juillet) dans le but de recharger la nappe, permettant ainsi d’employer les pompes à motricité humaine et de retarder la période de tarissement,
  • l’amélioration de la valorisation par les femmes des ressources naturelles ou cultivées.

Résultats attendus et activités

Restauration de la fertilité des sols érodés :

  • mission d’identification d’un spécialiste en agroécologie,
  • visite du site et relevé topographique des 20 hectares,
  • mise en place de cordons pierreux (tous les 25 m) sur 25% de la zone dégradée,
  • installation de lignes arbustives le long des cordons,
  • protection contre les dégâts d’animaux en divagation,
  • formation technique : choix technique, pépinière, pratiques de l'agroécologie.

Petits aménagements hydrauliques pour maintenir les jeunes au village :

  • étude d’identification : topographie, hydrogéologie,
  • sur-creusement et sécurisation d’une trentaine de puisards,
  • chantier de construction de 10 petits barrages,
  • achat d’équipements pour les terrassements,
  • construction de petits bassins de reprise dans les jardins,
  • formation pratique des jeunes pour les travaux.

Pistes de soutien des activités des femmes :

  • mise en place de micro-crédits pour faire du petit commerce,
  • mise à disposition d’un moulin pour moudre les graines de karité pour la fabrication du beurre de karité,
  • mise à disposition de matériel moderne de filature pour filer le coton et de métiers à tisser, formation dans le domaine de tissage des pagnes et de la teinture,
  • aide à la fabrication de savon à base de beurre de karité.

Parties prenantes

L’association Des Jeunes pour la Terre assure la coordination générale du projet.

Il n’y a pas pour l’instant de partenaire local au Burkina-Faso mais une équipe de trois « facilitateurs » qui assurent la liaison des groupements avec l’extérieur et leur intermédiation ; elle pourrait ultérieurement être organisée en association localement reconnue.

Les liens sont étroits avec les services techniques officiels (Environnement, Agriculture...), la Caisse populaire de Dédougou (dispositifs d’épargne et de financement adaptés à la création d’entreprises agricoles) et les autres opérateurs privés (vétérinaires, entreprises). 

Financement

Le coût global du projet pour deux ans est évalué à 44 609 € (28 184 € pour 2011). La Fondation Terra Symbiosis participe au projet à hauteur de 5 600 €. 

Pour participer aux projets

Pour soutenir l'action de la fondation Terra Symbiosis, vous pouvez faire un don par courrier et par chèque :

1. Télécharger le formulaire de don.

2. Renvoyer le formulaire accompagné de votre règlement (chèque) par courrier à :

FONDATION TERRA SYMBIOSIS
4 rue Wencker
67000 Strasbourg